Qu’est-ce que la fatigue du bien-être ? Un guide pratique pour les équipes RH

L’objectif des programmes de bien-être est d’encourager les employés à adopter une approche holistique de la santé et du bien-être. Il s’agit d’une démarche réfléchie qui incite les collaborateurs à prendre le bien-être au sérieux à une époque où le travail absorbe les individus au point qu’ils en oublient même de bouger. Toutefois, même les initiatives les mieux intentionnées peuvent produire des conséquences inattendues.

Dans le cas des programmes de bien-être, les RH constatent un phénomène appelé « Wellness Fatigue ». Ironiquement, ce qui est conçu pour soutenir le bien-être peut conduire à l’épuisement.

Oui, la wellness fatigue est bien réelle, et le terme existe depuis un certain temps.

Qu’est-ce que la wellness fatigue ?

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La wellness fatigue résulte d’une accumulation d’initiatives de bien-être mal conçues ou mal exécutées.

En termes simples, la wellness fatigue est un état dans lequel le fait d’adopter un mode de vie sain devient épuisant et peu gratifiant. Autrement dit, lorsque les activités de bien-être ressemblent à des obligations sur une liste de tâches plutôt qu’à de véritables leviers d’amélioration du mode de vie.

Pourquoi les programmes de bien-être perdent leur élan

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Lorsque les employés sont exposés de manière répétée aux mêmes programmes de bien-être, ils finissent par perdre tout intérêt. Ils se sentent alors contraints de participer à des initiatives qui ne leur apportent aucun bénéfice réel.

Le scénario habituel d’un programme de bien-être ressemble généralement à ceci :

  • Défis de pas répétitifs

  • Webinaires ou ateliers rares ou génériques

  • Accent mis davantage sur la santé physique que sur la santé mentale/émotionnelle

  • Manque de personnalisation

À première vue, organiser des programmes de bien-être peut sembler bienveillant et efficace. Toutefois, si les équipes RH ne renouvellent pas leurs initiatives au fil du temps et se contentent de répéter les mêmes actions, les employés finiront par se lasser et par remettre en question l’utilité de ces programmes.

Tout d’abord, l’effet de nouveauté s’estompe. Le premier défi paraît stimulant et inédit ; au quatrième, c’est un déjà-vu. Lorsque le format se répète, la motivation diminue naturellement.

Ensuite, la plupart des programmes exigent trop d’efforts. Les défis longs et irréalistes ou les rapports manuels deviennent simplement une tâche supplémentaire à accomplir. Beaucoup d’employés finissent alors par se désengager.

Troisièmement, lorsque la récompense perçue ne justifie pas l’effort requis. Offrir une faible récompense pour un effort important est l’une des principales causes de faible participation. Lorsque les employés estiment que la contrepartie n’en vaut pas la peine, l’engagement diminue.

Enfin, l’absence de participation visible des dirigeants érode silencieusement la dynamique du programme. Lorsque les managers ne participent pas ou ne valorisent pas les initiatives de bien-être, les employés interprètent clairement le message comme « Ce n’est pas vraiment important. »

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Signes que votre entreprise traverse une situation de wellness fatigue

La wellness fatigue est une conséquence ou un symptôme de nombreux programmes de bien-être mal conçus ou inefficaces. Les RH doivent être attentives aux signes subtils avant qu’il ne soit trop tard.

Voici quelques signes courants :

    • Pic de participation au lancement, suivi d’une forte baisse au fil du défi.
  • Le même petit groupe d’employés participe à chaque fois. Et même eux commencent à se désengager.

  • Les employés s’inscrivent aux défis mais ne les terminent pas.

  • L’engagement est motivé uniquement par les récompenses, et non par une motivation intrinsèque.

  • Les retours incluent des phrases telles que « pris par des urgences », « ce n’est pas pour moi » ou « encore ? ».

  • Les managers mentionnent rarement ou ne modélisent pas les comportements liés au bien-être.

  • Les employés participent de manière passive, en réalisant uniquement le minimum requis.

Comment la « wellness fatigue » se manifeste selon les différents profils d’employés

La wellness fatigue peut se manifester différemment selon les groupes d’employés.

Parents actifs :

Les parents actifs jonglent entre de lourdes responsabilités à la maison et le travail. Ajouter un défi de 8 000 pas par jour par-dessus tout cela peut sembler impossible. La difficulté ne vient pas d’un manque d’intérêt, mais d’un manque de temps. Beaucoup ne participeront pas, ou s’ils participent, ils ne pourront pas terminer le défi. En bref, ils sont déjà à saturation.

Lorsque les organisations inscrivent ces employés à un défi de 8 000 pas par jour dans le cadre d’un programme de bien-être, la plupart d’entre eux ne participeront probablement pas.

La raison la plus fréquente est qu’ils n’ont pas le temps. Et même s’ils participent, il y a peu de chances qu’ils terminent l’objectif en raison de contraintes de temps.

Génération Z & employés en début de carrière

La génération Z a grandi dans un monde rapide et porté par la technologie. Elle s’attend à des victoires rapides et à des résultats immédiats, même en matière de bien-être. Elle est aussi très exposée au numérique ; après de longues heures devant les écrans, rejoindre un autre webinaire de bien-être en ligne ressemble davantage à du travail qu’à une pause.

Managers de niveau intermédiaire

Ces personnes sont prises entre la pression de leurs équipes et les attentes de la direction. Le bien-être leur paraît alors comme une distraction par rapport au respect des délais.

Cela devient particulièrement vrai lorsque les indicateurs de performance ne valorisent pas suffisamment le bien-être. Sans renforcement explicite de la part des dirigeants, ce groupe relègue discrètement les initiatives de bien-être au second plan.

En conséquence, la participation et l’engagement dans les programmes de bien-être diminuent, ce qui alimente la wellness fatigue au fil du temps.

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Dirigeants (top management)

Les dirigeants manquent de temps et sont fortement axés sur le ROI. Si un programme de bien-être leur semble être du « fluff » (du superflu) sans impact clair, ils le financeront, mais ne s’y engageront souvent pas personnellement. Ils le considèrent comme un « plus », pas comme une nécessité.

Employés en télétravail & en mode hybride

Les employés en télétravail ou en mode hybride font face à des frontières floues entre vie professionnelle et vie personnelle, ainsi qu’à une fatigue numérique importante. Si les initiatives de bien-être reposent surtout sur des sessions en présentiel à horaires fixes, ces employés se sentent exclus. À l’inverse, si tout est via une application ou uniquement virtuel, cela peut ressembler à encore plus de temps d’écran. Un équilibre est nécessaire pour réellement les engager.

Équipes à fort niveau d’épuisement (sales, support, opérations)

Dans les équipes sous forte pression (sales, support, opérations), chaque minute est liée à des objectifs ou à des tickets à traiter. Dans ces environnements, des objectifs de bien-être « optionnels » semblent pesants. Sauf si le bien-être est intégré à la journée de travail, ces programmes ne tiendront pas. Au contraire, le bien-être devient simplement une source de stress supplémentaire.

Comment redynamiser votre programme de bien-être

La wellness fatigue ne signale pas un échec ; elle fournit un retour précieux sur la conception du programme. Ce phénomène agit comme un indicateur permettant de savoir si un programme de bien-être améliore réellement la santé des employés. Ainsi, si des signes évidents de wellness fatigue apparaissent dans l’organisation, il est temps de réinitialiser ou de faire évoluer le programme.

Voici quelques moyens pratiques et efficaces pour redonner vie à un programme de bien-être :

1. Les programmes de bien-être doivent être alignés sur les véritables besoins de santé des employés

Voici une façon dont Vantage Fit répond à cet enjeu : grâce à sa fonctionnalité Health Report :

Grâce à la fonctionnalité de mise à jour du health report de Vantage Fit, les employés peuvent mettre à jour volontairement des indicateurs clés de santé, ce qui permet d’identifier des tendances globales telles que la carence en vitamine D, les risques de diabète ou les problèmes de cholestérol, sans révéler de données individuelles. Les équipes RH ne voient que des pourcentages agrégés, jamais des noms ou des dossiers personnels.

Ces informations permettent aux organisations d’abandonner les initiatives standardisées et de créer des défis de bien-être ciblés, basés sur les besoins spécifiques de certains groupes. De cette manière, la confidentialité totale des participants est préservée.

Se concentrer sur de véritables tendances de santé plutôt que sur des activités génériques rend les programmes de bien-être plus pertinents et moins répétitifs. À long terme, cette approche réduit la wellness fatigue et rétablit l’engagement.

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2. L’initiative doit proposer des incitations réalistes et relativement généreuses

Les RH sous-estiment souvent le pouvoir des incitations. Elles se concentrent sur la réduction des coûts et diminuent les récompenses associées aux programmes de bien-être. Pour elles, proposer un programme standardisé constitue déjà une incitation suffisante.

Or, il est dans la nature humaine de répondre à la gratification. Si un programme de bien-être n’offre que des récompenses minimes, il perd de son attrait. Les employés n’investiront pas leurs efforts si la contrepartie ne leur semble pas suffisante.

En résumé, des incentives are essential significatives sont indispensables pour maintenir l’engagement et l’efficacité d’un programme de bien-être.

3. Les RH doivent s’attaquer aux véritables enjeux de bien-être au lieu d’organiser simplement un nouveau step challenge

Le bien-être physique est essentiel, mais la santé mentale et émotionnelle l’est tout autant. De nombreux troubles mentaux (comme le stress chronique ou une dépression légère) peuvent passer inaperçus jusqu’à devenir graves.

Lorsque les symptômes évidents apparaissent, le problème est déjà profondément enraciné. Cela ressemble aux signes précoces de maladies graves qui passent souvent inaperçus jusqu’à ce qu’elles s’aggravent. Les RH doivent aborder la santé mentale de manière proactive et proposer un programme de bien-être holistique, plutôt qu’un simple step challenge supplémentaire.

De la même manière, les équipes RH devraient traiter de manière proactive un éventail plus large de problématiques liées à la santé mentale et émotionnelle.

Le rôle de la culture d’entreprise dans la prévention de la wellness fatigue

La wellness fatigue n’est pas uniquement causée par des programmes faibles. Elle est aussi la conséquence d’une culture de travail fragile.

Certains dirigeants d’entreprise très médiatisés ont publiquement encouragé des horaires de travail extrêmes pour atteindre des résultats exceptionnels. Lorsque les leaders normalisent l’épuisement, récompensent la disponibilité permanente ou considèrent le bien-être comme une simple case à cocher, les employés comprennent que leur bien-être n’est pas réellement valorisé.

Comme évoqué dans mon précédent article de réflexion, 'Workplace Wellness Is a Lie', les initiatives de bien-être échoueront si elles ne sont que des solutions superficielles à une mauvaise conception du travail ou à des attentes professionnelles malsaines.

La culture et la conception des programmes sont les causes profondes de la wellness fatigue. Les organisations peuvent prévenir cet état si elles accordent moins d’importance à l’image et davantage aux comportements quotidiens, tels que :

  • La manière dont les managers respectent et soutiennent les limites

  • La façon dont les charges de travail sont conçues

  • Le fait que les collaborateurs se sentent suffisamment en sécurité psychologiquement pour prioriser leur bien-être.

Lorsque la culture d’entreprise fait le travail de fond, le bien-être cesse d’être perçu comme imposé et commence réellement à fonctionner.

Pourquoi il est essentiel de traiter la wellness fatigue

La wellness fatigue n’est pas un phénomène que les RH doivent prendre à la légère. Il s’agit d’un risque organisationnel cumulatif. Et plus il reste sans réponse, plus il devient coûteux pour l’entreprise.

Domaine d’impact Ce que montrent les données Pourquoi c’est important
Coût du burnout Le burnout coûte aux organisations entre 4 000 $ et 21 000 $ par employé et par an. La fatigue réduit silencieusement la productivité bien avant que le turnover ne devienne visible.
Perte de productivité Les employés désengagés sont environ 18 % moins productifs. La wellness fatigue affecte directement les performances, pas seulement le moral.
Coût de l’attrition Remplacer un employé coûte entre 0,5 et 2 fois son salaire annuel. Les employés en burnout sont beaucoup plus susceptibles de quitter l’entreprise.
Gaspillage budgétaire Les programmes de bien-être à faible participation continuent de consommer l’intégralité des budgets. L’argent est dépensé sans retour significatif en termes de santé ou d’engagement.
Érosion de la confiance Des programmes mal conçus réduisent les taux d’adoption futurs. Une fois la crédibilité perdue, même de meilleurs programmes peinent à gagner en traction.

La wellness fatigue ne signifie pas un désintérêt pour le bien-être. Elle révèle un décalage entre la conception des programmes de bien-être et la manière dont les employés vivent et travaillent réellement.

Lorsque les programmes paraissent génériques ou purement performatifs, la participation diminue, la confiance s’érode et les budgets perdent en efficacité.

Le véritable coût ne se limite pas à un faible niveau d’engagement ou à un taux de participation réduit. Il réside dans les opportunités manquées qui auraient pu prévenir le burnout et faire du bien-être un véritable levier de performance.

Le bien-être durable commence par la culture, et non par les défis. Voici les trois principaux leviers pour le mettre en pratique :

  • Des managers qui incarnent des comportements sains

  • Des programmes fondés sur les besoins réels des employés

  • Des données permettant des interventions plus innovantes.

C’est ici qu’une plateforme comme Vantage Fit peut faire la différence – en aidant les organisations à passer d’un bien-être standardisé à des programmes ciblés, axés sur la confidentialité et pilotés par les données, qui offrent un ROI mesurable.

Car un bien-être efficace n’épuise pas les employés ; il les soutient et renforce la performance de l’entreprise.

Frequently Asked Questions About Wellness Fatigue

1. La wellness fatigue peut-elle survenir même si les chiffres de participation semblent bons ?

Oui. La participation peut être motivée par des incitations ou par la pression, plutôt que par un engagement authentique. La wellness fatigue se manifeste lorsque la participation répétée diminue ou lorsque les employés se désengagent une fois les récompenses supprimées.

2. Comment le travail à distance ou hybride augmente-t-il le risque de wellness fatigue ?

Le travail à distance ou hybride brouille les frontières entre vie professionnelle et vie personnelle et accentue la fatigue numérique. Les programmes de bien-être qui reposent sur des horaires fixes ou sur davantage d’activités via des applications sont souvent perçus comme une charge de travail supplémentaire, ce qui accélère le désengagement au lieu d’améliorer le bien-être.

3. Quelle est la durée idéale des défis de bien-être pour prévenir la fatigue ?

La durée idéale des défis de bien-être est de 2 à 4 semaines.

4. Comment le moment de distribution des récompenses influence-t-il la wellness fatigue ?

Les récompenses tardives affaiblissent la motivation et donnent l’impression que les efforts passent inaperçus.